Guide · Pendant le concours
Comment organiser une consolante à la pétanque ?
La consolante transforme un concours où la moitié des équipes repart après 45 minutes en une vraie journée de jeu pour tout le monde. Voici comment la mettre en place sans doubler la charge de la table de marque.
Qu'est-ce qu'une consolante ?
La consolante est un second tableau, joué en parallèle du tableau principal, qui accueille les équipes éliminées dès le premier tour. Elle a sa propre progression, sa propre finale et sa propre dotation. C'est la réponse au principal défaut de l'élimination directe : sur 32 équipes, 16 sont sorties après une seule partie.
Pourquoi c'est presque toujours une bonne idée
- Les joueurs restent : ils ont fait la route, ils veulent jouer plus d'une partie.
- La buvette tourne : c'est souvent l'équilibre économique du concours de village.
- Le concours a meilleure réputation : « chez eux, on joue au moins deux parties » fait revenir les équipes l'année suivante.
Ce qu'il faut décider avant le tirage
Trois points doivent être annoncés avant le premier match, jamais improvisés en cours de journée :
- Qui y participe — le plus courant : les perdants du premier tour du tableau principal, et eux seuls. Si votre concours joue un cadrage, ses perdants n'ont pas atteint le deuxième tour : l'usage les fait entrer eux aussi en consolante.
- La dotation — montants par place, généralement plus faibles que sur le tableau principal. Le guide de la répartition de la dotation aide à fixer la part de la consolante dans le pot.
- Les terrains — la consolante se joue sur les jeux libérés par le tableau principal ; assurez-vous d'en avoir assez pour ne pas créer d'attente.
Constituer le tableau de la consolante
À la main, vous reportez chaque équipe éliminée du premier tour sur un second panneau, au fur et à mesure des résultats, puis vous appariez comme pour un tirage classique — avec les mêmes règles pour un nombre impair d'équipes (voir le guide du tirage au sort).
La règle d'or : un seul panneau par tableau, et un report immédiat. Une équipe éliminée à 14 h 10 doit figurer sur le panneau de la consolante à 14 h 11, sans quoi elle part à la buvette en pensant avoir le temps, et son adversaire l'attend. Un logiciel supprime ce report : c'est ce que fait la consolante dans Bouléo, qui place chaque perdant dès que son score est saisi.
Les erreurs fréquentes
- Décider de la consolante en cours de journée : les équipes déjà parties ne reviendront pas, et vous créez une inégalité.
- Ne pas annoncer la dotation de la consolante : elle doit être connue en même temps que la principale.
- Sous-estimer les terrains nécessaires : deux tableaux en parallèle, c'est deux fois plus de parties simultanées au moment du croisement.
- Mélanger les deux tableaux sur le même panneau : c'est la garantie d'une erreur de report.
Questions fréquentes
Qui a le droit de jouer la consolante ?+
L’usage le plus répandu réserve la consolante aux équipes éliminées au premier tour du tableau principal. Certains concours l’ouvrent aux perdants des deux premiers tours — dans ce cas, annoncez-le clairement avant le tirage.
Faut-il un second tirage au sort ?+
Non si vous utilisez un outil : les perdants du premier tour sont placés au fur et à mesure des résultats. À la main, vous constituez le tableau de la consolante au fil des éliminations.
Quelle dotation pour la consolante ?+
Elle est généralement inférieure à celle du tableau principal. L’essentiel est de l’annoncer à l’avance, au même moment que la dotation principale.
La consolante allonge-t-elle beaucoup la journée ?+
Elle se joue en parallèle du tableau principal, sur les terrains libérés. La journée s’allonge surtout si vous manquez de terrains — comptez-les avant de vous engager.
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