Qu'est-ce qu'une consolante ?
La consolante est un second tableau, joué en parallèle du tableau principal, qui accueille les équipes éliminées dès le premier tour. Elle a sa propre progression, sa propre finale et sa propre dotation. C'est la réponse au principal défaut de l'élimination directe : sur 32 équipes, 16 sont sorties après une seule partie.
Pourquoi c'est presque toujours une bonne idée
- Les joueurs restent : ils ont fait la route, ils veulent jouer plus d'une partie.
- La buvette tourne : c'est souvent l'équilibre économique du concours de village.
- Le concours a meilleure réputation : « chez eux, on joue au moins deux parties » fait revenir les équipes l'année suivante.
Ce qu'il faut décider avant le tirage
Trois points doivent être annoncés avant le premier match, jamais improvisés en cours de journée :
- Qui y participe — le plus courant : les perdants du premier tour du tableau principal, et eux seuls. Si votre concours joue un cadrage, ses perdants n'ont pas atteint le deuxième tour : l'usage les fait entrer eux aussi en consolante.
- La dotation — montants par place, généralement plus faibles que sur le tableau principal. Le guide de la répartition de la dotation aide à fixer la part de la consolante dans le pot.
- Les terrains — la consolante se joue sur les jeux libérés par le tableau principal ; assurez-vous d'en avoir assez pour ne pas créer d'attente.
Constituer le tableau de la consolante
À la main, vous reportez chaque équipe éliminée du premier tour sur un second panneau, au fur et à mesure des résultats, puis vous appariez comme pour un tirage classique — avec les mêmes règles pour un nombre impair d'équipes (voir le guide du tirage au sort).
La règle d'or : un seul panneau par tableau, et un report immédiat. Une équipe éliminée à 14 h 10 doit figurer sur le panneau de la consolante à 14 h 11, sans quoi elle part à la buvette en pensant avoir le temps, et son adversaire l'attend. Un logiciel supprime ce report : c'est ce que fait la consolante dans Bouléo, qui place chaque perdant dès que son score est saisi.
Les erreurs fréquentes
- Décider de la consolante en cours de journée : les équipes déjà parties ne reviendront pas, et vous créez une inégalité.
- Ne pas annoncer la dotation de la consolante : elle doit être connue en même temps que la principale.
- Sous-estimer les terrains nécessaires : deux tableaux en parallèle, c'est deux fois plus de parties simultanées au moment du croisement.
- Mélanger les deux tableaux sur le même panneau : c'est la garantie d'une erreur de report.
Questions fréquentes
Qui a le droit de jouer la consolante ?
L’usage le plus répandu réserve la consolante aux équipes éliminées au premier tour du tableau principal. Certains concours l’ouvrent aux perdants des deux premiers tours — dans ce cas, annoncez-le clairement avant le tirage.
Faut-il un second tirage au sort ?
Non si vous utilisez un outil : les perdants du premier tour sont placés au fur et à mesure des résultats. À la main, vous constituez le tableau de la consolante au fil des éliminations.
Quelle dotation pour la consolante ?
Elle est généralement inférieure à celle du tableau principal. L’essentiel est de l’annoncer à l’avance, au même moment que la dotation principale.
La consolante allonge-t-elle beaucoup la journée ?
Elle se joue en parallèle du tableau principal, sur les terrains libérés. La journée s’allonge surtout si vous manquez de terrains — comptez-les avant de vous engager.